Vers une France libre monétairement

19/06/2010 11:39 par dlr14ème_62

  • Vers une France libre monétairement

    Vers une France libre monétairement

    19/06/2010 11:39 par dlr14ème_62

Hier, nous célébrions l’appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle, qui a préfiguré la grande aventure de la France Libre. Aujourd’hui, c’est notre liberté monétaire qui semble se rapprocher à grand pas, tant les évènements vont dans le sens d’un retour au franc.

Le basculement de l’opinion

Il y a quelques mois, un sondage indiquait que 69% des Français avaient la nostalgie du franc, chiffre énorme étant donné l’ampleur d’un tel changement. Deux phénomènes permettaient d’expliquer ce résultat. Tout d’abord, les Français ont le sentiment justifié que le passage à l’euro a permis une augmentation du prix de nombreux produits ou services (la baguette, le café…) du  fait de la perte de repères qu’a occasionné le passage à la monnaie unique européenne.
Mais c’est également l’attachement à l’euro qui est faible car il n’a clairement pas tenu les promesses de croissance et d’emplois qui avaient été faites par les promoteurs de cette expérimentation monétaire hasardeuse lors de la campagne du traité de Maastricht en 1992. L’euro n’a pas été le bouclier qui était sensé nous protéger des crises ou de la spéculation. Et il n’a pas non plus favorisé la croissance du continent européen, qui est de plus en plus faible. Pourtant, 95% des médias et des hommes politiques qui passent à la Télévision nous explique doctement et en refusant toute contestation, que l'Euro nous a protégé de la crise. Mais, comme en 2005, les français ne gobent pas ce mythe. Un sondage révèle ainsi que 62% des Français pensent que l’euro a aggravé la crise.Une belle victoire idéologique pour ceux qui, comme moi, se battent depuis longtemps pour monter que l’euro est un boulet pour les économies européennes.

Comment revenir au franc ?

Mais le fait que les Français soient convaincus que l’euro est un boulet n’est qu’une victoire sur le chemin du retour à notre souveraineté monétaire. En effet, deux batailles majeures doivent être encore conduites. La première est de convaincre que revenir au franc serait une bonne chose. Cette bataille est d’ors et déjà bien engagée à en juger par les résultats du sondage. La dernière bataille, la plus dure, sera de convaincre les Français qu’il est possible, voir même facile, de revenir au franc.
C’est pourquoi la publication d’une tribune intitulée « Comment va-t-on recréer le franc » par Gérard Lafay dans le Monde peut être considérée comme un véritable évènement, comme si non seulement il était acquis qu’il faut revenir au franc, mais également que les évènements vont forcément nous mener à une telle décision. Gérard Lafay dédramatise le retour aux monnaies nationales en expliquant qu’il y a de multiples exemples récents (ancienne Tchécoslovaquie, Yougoslavie, URSS).
Le retour au franc peut être organisé en quelques mois à peine, le temps d’imprimer les billets et les pièces. Il conviendrait sans doute de prendre la décision, de lancer la production de la nouvelle monnaie mais de ne l’annoncer qu’une fois la production terminée. Ainsi, une opération commando pourrait être menée pour tout changer en quelques semaines. Dans l’intervalle, il conviendrait sans doute de limiter les mouvements de capitaux. La dette serait convertie d’autorité en franc pour éviter tout risque.
C’est une très bonne nouvelle : les Français n’en sont plus à se demander s’il faut revenir au franc, mais à comment cela pourrait-il se faire. La dernière question qui pourrait se poser sera alors quand cela va-t-il arriver : dans quelques mois ou dans plusieurs années ?
Laurent Pinsolle

NDA invité de la matinale de Canal +

18/06/2010 22:51 par dlr14ème_62

  • NDA invité de la matinale de Canal +

    NDA invité de la matinale de Canal +

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Résister à la mondialisation : NDA rend visite aux salariés d’entreprises menacées de délocalisation

18/06/2010 22:47 par dlr14ème_62

  • Résister à la mondialisation : NDA rend visite aux salariés d’entreprises menacées de délocalisation

    Résister à la mondialisation : NDA rend visite aux salariés d’entreprises menacées de délocalisation

    18/06/2010 22:47 par dlr14ème_62

Vendredi 18 juin 2010, pour rendre hommage à l’Appel du général de Gaulle lancé 70 ans plus tôt, le président de Debout la République s’est rendu dans la Somme et en Seine-Maritime pour témoigner de sa solidarité envers les salariés d’entreprises menacées de délocalisation et dire non à la mondialisation-clochardisation que ses dirigeants infligent à la France. Il s’est ainsi rendu dans deux sites des entreprises Alactel et Valéo.

"La gaullisme n’est pas une nostalgie !"

18/06/2010 22:42 par dlr14ème_62

  • "La gaullisme n’est pas une nostalgie !"

    18/06/2010 22:42 par dlr14ème_62

Dupont-Aignan : "Le gaullisme n’est pas une nostalgie"

Le jdd.fr, jeudi 17 juin 2010

Son héritage gaulliste, Nicolas Dupont-Aignan le clame haut et fort. Interrogé par leJDD.fr à l’heure de la commémoration du 70e anniversaire de l’appel du 18-Juin, le président du mouvement souverainiste Debout la République en fait même l’éloge de sa modernité. Et fustige tous ceux qui en trahissent l’esprit, Nicolas Sarkozy en tête.

Quel message retenez-vous de l’appel du 18-Juin ?

Quand tout est perdu, il y a toujours un espoir. C’est un message extraordinaire. Alors que tout le monde était résigné, un homme s’est dressé et a sauvé l’honneur du pays. C’est tout à fait essentiel. Et quand on voit, aujourd’hui, le niveau de résignation dans notre pays - alors que la situation en 1940 était bien pire - on se dit qu’il existe bien une solution de retrouver l’espoir…

Sur votre blog, vous indiquez que vous commémorerez le 18-Juin, non pas à Londres comme Nicolas Sarkozy, mais dans la Somme auprès de salariés menacés par une délocalisation. Pourquoi ?

L’appel du général de Gaulle est un message de résistance. Or, aujourd’hui, je crois que l’enjeu est de résister à la capitulation économique et sociale, qui se traduit par des délocalisations, un chômage de masse et la désespérance des habitants. Je crois que faire vivre l’appel du 18-Juin, c’est épouser les combats du 21e siècle et pas seulement honorer nos anciens. Ceci est louable bien entendu, mais il faut aller au-delà. Symboliquement, je veux montrer qu’il existe des combats qui nécessitent l’urgence.

La "schizophrénie effrayante" de Sarkozy

La présence à Londres de Nicolas Sarkozy n’est-elle pas un geste politique fort de sa part ?

En tant que président de la République, c’est un geste politique fort, je ne le conteste pas. En revanche, nous assistons dans le même temps à une récupération politique inacceptable. Tout ce que fait Nicolas Sarkozy depuis 2007 n’est qu’une remise en cause des acquis du général de Gaulle. Il s’agit même d’une véritable entreprise de démolition.

Qu’est-ce qui vous faire dire cela ?

De très nombreux exemples qui vont à l’encontre du gaullisme : le non respect du peuple, avec la remise en cause du référendum européen de 2005 par le Traité de Lisbonne ; le retour de la France dans le commandement intégré de l’Otan ; une obéissance aux intérêts bancaires et non à l’intérêt général ou encore une pratique du pouvoir qui fait de Nicolas Sarkozy un chef de clan et non le président de tous les Français. Tout cela pour dire qu’il cultive une schizophrénie effrayante.

Effrayante, carrément ?

Oui, c’est très choquant. Nicolas Sarkozy affirme reprendre l’héritage du général alors qu’il ne fait que le saborder. La cerise sur le gâteau étant l’accord passé avec Angela Merkel aux termes duquel la France abandonne sa souveraineté à Bruxelles en matière budgétaire (*). Comment peut-on mener une telle politique et, dans le même temps, faire un grand discours à Londres ? Cela n’a aucune crédibilité. Pour autant, je ne demande pas à Nicolas Sarkozy d’être gaulliste, je regrette seulement son double langage permanent.

"Les Français ne sont plus libres"

A droite, Dominique de Villepin se revendique également du gaullisme. Est-il plus crédible ?

Oui, évidemment. Il suffit de regarder les actes : il l’a éminemment prouvé lors de son discours à l’ONU en 2003 sur l’Irak. Il l’est un peu moins, en revanche, quand il accepte lui aussi la supranationalité de l’Union européenne.

Finalement, le véritable héritier du général de Gaulle, c’est Nicolas Dupont-Aignan...

Je n’ai pas cette prétention et je n’ai d’ailleurs pas à distribuer des "brevets de gaullisme" à qui que ce soit. Je dis juste que ceux qui s’en réclament en paroles, bien souvent, le trahissent allègrement dans les actes.

A vous entendre, on a l’impression que le gaullisme est une doctrine figée, sans capacité de pouvoir s’adapter à son époque…

Non, pas du tout. Le gaullisme n’est pas une nostalgie. En revanche, j’estime que l’on n’a pas à se réclamer du gaullisme quand on fait l’inverse. Sur le couple franco-allemand, je n’oublie pas que c’est le général de Gaulle qui a montré la voie. Mais, à l’époque, il s’agissait d’une relation d’égal à égal. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas et cela me met profondément en colère. Le général de Gaulle s’est battu pour que les Français soient libres et maîtres de leur destin. Aujourd’hui, ils ne le sont plus. C’est tout à fait révoltant.

(*) Nicolas Dupont-Aignan fait référence à la possibilité pour la Commission européenne d’avoir un droit de regard sur les grandes lignes du budget de chaque Etat membre. Une initiative prise par les ministres des Finances des 27 début juin, dans le cadre d’une meilleure gouvernance économique de l’UE, et qui fait toujours polémique.


Vidéos sur la vie de De Gaulle

18/06/2010 22:26 par dlr14ème_62

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    Vidéos sur la vie de De Gaulle

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Sa
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Secrétaire
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Il
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L’Europe de l’Atlantique à L’Oural

18/06/2010 22:20 par dlr14ème_62

  • L’Europe de l’Atlantique à L’Oural

    L’Europe de l’Atlantique à L’Oural

    18/06/2010 22:20 par dlr14ème_62

L’Europe de l’Atlantique à L’Oural

 La formule est tirée du discours prononcé à Strasbourg en novembre 1959 : « Oui, c’est l’Europe, depuis l’Atlantique jusqu’à l’Oural, c’est l’Europe, c’est toute l’Europe, qui décidera du destin du monde ! » L’expression cheminait depuis longtemps dans ses interventions – ainsi le 16 mars 1950 : « L’atmosphère européenne serait changée de l’Atlantique jusqu’à l’Oural », ou, le 12 novembre 1953 (voir vidéo ci-dessous) : « [en 1945], je n’oubliais pas que l’Europe va de Gilbraltar à l’Oural. »

Employée à maintes reprises par la suite, cette expression a une formidable portée politique. En pleine guerre froide, à une époque où la bipolarité est un des grands principes organisateurs de la vie internationale, elle suggère une remise en cause de l’ordre établi à la fin de la Seconde Guerre mondiale et une posture particulière face au grand allié américain. Elle conduit à s’interroger sur la sortie du conflit Est-Ouest et sur la réunification du Vieux continent. Evoquer une Europe qui s’arrête à l’Oural, qui n’est une frontière ni politique ni culturelle, revient à proposer d’amputer l’URSS des deux tiers de son territoire. Si les Soviétiques n’ont guerre dénoncé cette formule dans laquelle ils ont vu avant tout une contestation de la présence américaine, ils ont cependant demandé des éclaircissements par voie diplomatique.

De Gaulle refuse la division de l’Europe « artificielle et stérile » qui est « le pire mal de notre époque ». Sa volonté de modifier le statut quo rejoint ici le sens profond qu’il a de l’Histoire. Parce qu’elle est une réalité historique et géographique, l’Europe ne peut se réduire à sa partie occidentale. Le projet gaullien correspond à une grande ambition internationale : au sein d’une Europe réconciliée, à nouveau maîtresse de son destin, la France redevient, face aux Etats-Unis, un acteur central de la vie internationale. Il est aussi un grand projet d’équilibre et de paix. L’Europe de l’Atlantique à l’Oural inclut l’URSS ou du moins la Russie, car c’est à elle que de Gaulle se réfère le plus souvent, convaincu que les idéologies et les régimes passent alors que les Nations demeurent. Elle implique une réconciliation franco-allemande et un règlement du problème allemand pouvant aller jusqu’à la réunification. Les questions russe et allemande sont ici liées : lorsqu’elle ne sera plus ni totalitaire ni expansionniste, l’URSS contribuera à l’équilibre indispensable à la Paix. 

 

 De Gaulle et la CED

« De Gaulle est le dernier grand écrivain de la France »

18/06/2010 22:15 par dlr14ème_62

  • « De Gaulle est le dernier grand écrivain de la France »

    « De Gaulle est le dernier grand écrivain de la France »

    18/06/2010 22:15 par dlr14ème_62

  • Par Jérôme Dupuis

de-gaulle-1941 Le Général a toujours entretenu des rapports étroits avec la littérature et ses meilleurs auteurs. Editeur de Charles de Gaulle en Pléiade, Jean-Luc Barré décrypte son inclination pour les lettres.

L’entrée des Mémoires de guerre de Charles de Gaulle au programme de français des classes terminales a suscité une polémique. Le Général est-il un écrivain ?

Ce statut lui était déjà reconnu de son vivant par Mauriac, Camus ou Claudel. Un mémorialiste, je pense entre autres au cardinal de Retz ou même à Churchill, peut aussi être un écrivain. Charles de Gaulle est sans doute le dernier grand écrivain de la France, dans la tradition de Barrès ou Péguy. Peut-être est-ce cela, justement, qui gêne aujourd’hui… J’ai eu l’occasion d’étudier de très près ses manuscrits : pour chaque chapitre, il existe six ou sept versions, sans cesse retravaillées, mot à mot, jusqu’aux épreuves, qui faisaient encore l’objet de corrections. A mon sens, l’entrée du Général dans la collection de la Pléiade, en 2000, l’a définitivement consacré comme écrivain.

On l’ignore souvent, mais Charles de Gaulle, dans sa jeunesse, a écrit des poésies et des nouvelles…

Oui, à 15 ans, il a composé une saynète en vers influencée par Rostand et intitulée Une mauvaise rencontre, qui sera éditée à 50 exemplaires. Trois ans plus tard, sous le pseudonyme transparent de Charles de Lugale, il écrit Zalaïna, une étrange nouvelle racontant les amours coloniales d’un officier et d’une esclave mélanésienne. Il y a parfois un « ange du bizarre » qui plane au-dessus de lui, peut-être hérité de l’un de ses ancêtres, qui était barde breton. De Gaulle s’est inventé à travers les mots. Lorsqu’il comprend, après 1918, qu’il ne pourra pas devenir un grand chef militaire comme il l’a rêvé, il se réinvente par le verbe, en écrivant notamment Le Fil de l’épée [1932]. Et puis, ne faut-il pas avoir un certain sens de la fiction pour imaginer ce qui pourrait advenir de la France après la débâcle de mai 1940 ? A cette époque, il n’est rien et c’est par le verbe, avec l’appel du 18 Juin, qu’il va exister.

Quelles étaient ses lectures ?

Selon son fils, le Général lisait encore trois livres par semaine lorsqu’il était à l’Elysée. « Le plus beau métier du monde, c’est d’être bibliothécaire… Une bibliothèque municipale dans une petite ville de Bretagne, à Pontivy… Quel bonheur ! » a-t-il confié un jour à son aide de camp, François Coulet, dans les rues de Londres. J’ai eu le privilège de pouvoir « expertiser » sa bibliothèque personnelle à Colombey. Outre des Mémoires d’hommes politiques, de militaires ou d’historiens, tels que Churchill, Joffre ou Michelet, bien sûr, on y trouve surtout des ouvrages de littérature : tout Chateaubriand, tout Barrès, mais aussi Giraudoux, Camus, Aragon et même Courteline. Il y a deux grands absents : Proust et Céline. Peu de littérature étrangère, en revanche : Kipling, Hemingway, Buzzati (on imagine que son Désert des Tartares a dû particulièrement intéresser le Général…).

Quel était son écrivain favori ?

Chateaubriand. Tout comme chez l’auteur des Mémoires d’outre-tombe, il y a chez Charles de Gaulle une emphase maîtrisée, une forme de romantisme, une puissance du songe.

Le Général a entretenu des relations avec de nombreux écrivains, notamment François Mauriac…

En Conseil des ministres, en 1958, alors qu’il était question de décorer l’auteur de Thérèse Desqueyroux de la grand-croix de la Légion d’honneur, le Général a déclaré qu’il était « le plus grand écrivain français ». Devant les sourires amusés de l’assistance, il s’est alors tourné vers André Malraux et a rectifié : « l’un des plus grands »… Lorsqu’il part pour un long voyage dans le Pacifique, dans les années 1950, le Général emporte avec lui des romans de Mauriac. Il sera le premier écrivain reçu en 1944, rue Saint-Dominique, par de Gaulle, qui voulait prendre des nouvelles de l’Académie française. Pourtant, au grand désespoir de Mauriac, il n’y aura jamais de véritable proximité entre eux.

Et avec Malraux ?

Le côté Don Quichotte de Malraux épatait de Gaulle. Lui aussi a le sens de son propre mythe et invente avec éclat son destin. Et puis, en 1945, il lui apporte la « caution » de gauche qu’il recherchait. Lors du fameux discours de Malraux pour le transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon, le Général, admiratif, se tourne vers l’un de ses voisins et dit : « Ça prend… » Mais étrangement, à part Les chênes qu’on abat…, dédicacés à Yvonne de Gaulle, je n’ai trouvé aucun livre de Malraux dans la bibliothèque de Colombey.

Le Général est aussi capable d’engouements plus surprenants…

Il a entretenu une correspondance confidentielle avec le poète Pierre Jean Jouve, qui lui fera découvrir Hölderlin. Il existe 77 lettres de Charles de Gaulle à ce poète considéré comme plutôt hermétique qui, tout comme Albert Cohen, avait composé un admirable texte sur le Général. Les lettres que de Gaulle adresse à Pierre Jean Jouve sont tout sauf convenues. Faisant allusion à des phrases de Ténèbre, en 1965, il commente : « Quel est ce monde sombre où leur harmonie entraîne ? Le nôtre ou bien l’autre ? » Sa fidélité ne se démentira pas : « Détaché de tout, je le suis moins que jamais de vous », lui écrit-il par exemple le 6 octobre 1970, un mois avant sa mort.

Il détectera aussi très tôt le talent de Le Clézio…

Charles de Gaulle ne goûtait pas particulièrement la littérature d’avant-garde, mais il a apprécié la lecture du Procès-verbal, en 1963. « Votre livre m’a entraîné dans un autre monde, le vrai très probablement », écrit-il au futur Prix Nobel, ajoutant, prémonitoire : « Comme tout commence pour vous, cette promenade aura des suites. Tant mieux ! Car vous avez bien du talent. »

Lorsque le Général écrit à un écrivain, il utilise la formule : « Cher Maître ». Que signifie-t-elle ?

Vous savez, il s’adressait aussi de la sorte à Louis de Funès ! Il s’agit d’une marque de respect et d’affection teintée de majesté. Certains écrivains le lui rendaient bien. A la veille de sa mort, Cocteau a envoyé trois lettres, l’une à Morand, une autre à Picasso et la troisième à de Gaulle. « Mon Général, je vais mourir et je vous aime… », lui confiait-il.

Le Général a-t-il eu des ennemis parmi les écrivains ?

Assez peu et souvent à l’extrême droite, comme Jacques Laurent. De son côté, Charles de Gaulle s’est opposé à l’élection de Paul Morand à l’Académie française, en 1958, ne lui ayant pas pardonné d’avoir été ambassadeur sous Vichy. Il le laissera finalement entrer sous la Coupole, dix ans plus tard, mais ne le recevra pas à l’Elysée, comme la tradition le veut.

Il ne graciera pas Brasillach à la Libération…

Si un simple citoyen peut être condamné à mort, alors, dans l’esprit du Général, a fortiori, un intellectuel peut l’être aussi. Si je voulais être un peu provocant, je dirais qu’il s’agit là d’une marque de considération à l’égard des écrivains. « Il est mort comme un soldat », déclarait-il à propos de Brasillach.

 

Lire De Gaulle

 

APPEL DU 18 JUIN 1940

18/06/2010 21:16 par dlr14ème_62

  • APPEL DU 18 JUIN 1940

    APPEL DU 18 JUIN 1940

    18/06/2010 21:16 par dlr14ème_62

"Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

 

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

 

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.

 

 

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

 

Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

 

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

 

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.

 

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

 

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

 

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. 

 

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres."

 

Discours de commémoration de l’Appel du 18Juin

18/06/2010 21:13 par dlr14ème_62

  • Discours de commémoration de l’Appel du 18Juin

    Discours de commémoration de l’Appel du 18Juin

    18/06/2010 21:13 par dlr14ème_62

Hénin Beaumont, le 18 juin 2010  

 

Le 18 juin 1940, depuis Londres,  la voix d’un homme s’élève sur les ondes de la BBC.   
Cette voix lança un vibrant appel  vers la France. Un appel solennel à l’insoumission et à la résistance pour que triomphe une certaine idée de la France.
Ce cri de révolte qui appelait  les Français à la désobéissance pouvait surprendre, d’autant plus qu’il émanait d’un militaire.   
Un militaire qui encourage le peuple de France, ses compatriotes, à ne pas se soumettre aux ordres d’un supérieur hiérarchique, le Maréchal Pétain, futur chef de l’Etat français.  
 La France avait capitulé et  Philippe Pétain avait demandé aux Français d’accepter le joug de l’envahisseur nazi.  
Cette défaite le général de Gaulle ne l’a jamais admise. Homme de courage et de conviction, il exhorta le peuple à rester debout, à résister, à conserver sa fierté. A combattre pour sa liberté.   
Comme quelques rares hommes dans l’Histoire, le général de Gaulle a pris ce jour là un risque considérable. Seul, il a eu le courage de faire face au nombre, au découragement, à la résignation, aux menaces.   
« Rien d’audacieux n’existe sans la désobéissance », a dit Jean Cocteau. Le 18 juin 1940, le général de Gaulle a fait preuve de ce discernement rare qui caractérise ceux qui ont une vision de l’Histoire.   
D’abord, seul, il  dit « non » !  Des hommes et des femmes que rien, pourtant, ne destinait à l’héroïsme ont entendu cet appel, et ont rejoint le général rebelle. Ils ont préféré, pour beaucoup d’entre eux, mourir debout plutôt que de que vivre couchés.  
A ces anonymes,  surtout et d’abord, nous devons aujourd’hui rendre hommage.   
Tant il est vrai que, pour eux, il eût été plus facile de ne rien entendre, de continuer à vivre caché. De suivre les consignes officielles d’un pouvoir asservi. Et de faire semblant de croire à la propagande du gouvernement de Vichy.
Aujourd’hui encore, en temps de paix, quand ils se lèvent, les hommes ou les femmes qui disent « non » à la guerre, à l’oppression, à la misère sont souvent bien seuls. Et peu entendus.

Dans son appel, Charles de Gaulle lançait je cite : « L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire ».

Y croire encore alors que beaucoup ont perdu tout espoir. Avoir eu raison contre tous, c’est la force de cet homme d’exception et la leçon qu’il nous permet de tirer de l’Histoire.
Nous sommes ici réunis pour nous en souvenir. 
 
Pascal WALLERAND, Délégué de circonscription

Commémoration du 18 juin : 70ème anniversaire

18/06/2010 21:05 par dlr14ème_62

  • Commémoration du 18 juin : 70ème anniversaire

    Commémoration du 18 juin : 70ème anniversaire

    18/06/2010 21:05 par dlr14ème_62

Notre  délégué de circonscription a procédé avec nos militants à la cérémonie d’hommage organisé par DLR dans notre circonscription. C’est à Hénin Beaumont, ville phare de notre circonscription, que c’est déroulé celle-ci.  Au monument de la résistance, devant un public  composé de nombreux gaullistes, mais aussi des représentants des principaux partis démocratiques, notre délégué a déclamé un discours d’hommage, puis nous a lu le fameux discours mobilisateur du 18 juin. Il a ensuite déposé une gerbe en compagnie d’Anne Sophie Taszarek, Conseillère Régionale, avant de se recueillir quelques instants. Il a ensuite remercié l’assistance d’avoir été présente  pour ce moment de communion nationale.  

 

Le comité de circonscription